Il s’agit de tenter de comprendre, nommer et agir face aux formes contemporaines d’hostilité visant les personnes musulmanes, « arabes », et/ou perçues comme telles, en France métropolitaine.
Nous travaillerons avec le terme islamophobie tout en présentant la constellation lexicale alternative (racisme anti-musulman, haine anti-musulmane, musulmanophobie, mésislamie) qui fait débat et le rôle relativement distinct du racisme anti-arabe.
La démarche se veut sobre et factuelle : partir des situations réelles, des textes et des données, séparer strictement la critique légitime des idées du ciblage illégal des personnes et institutions, clarifier aussi les mots (racisme, discrimination, inégalités, laïcité) et outiller des décisions traçables.
L’approche croise histoire, sociologie, théologie, droit et méthodologie.
L’objectif n’est pas seulement la posture : protéger la liberté de débattre des idées et protéger les personnes par des procédures vérifiables, reconnaître les efforts publics quand il existent et renforcer le recours au droit et le pouvoir d’agir individuel et collectif.